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[Interview] de Marion Salvat par Noémielit

[INTERVIEW sur le blog de Noémielit]

Hello !
On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un coup de cœur que j’ai eu dernièrement ! Il s’agit du Projet Vanility écrit par Marion Salvat ! C’est le premier tome d’une [quadrilogie – NDLA] ! Mais aujourd’hui l’article est un peut spécial car j’ai réalisé une interview de l’auteure qui sera intégrée à mon avis à la fin !

Avis :
J’ai énormément aimé cette lecture une dystopie où l’on découvre une société qui doit faire face aux avancées médicales sans pour autant avoir pensé aux conséquences que cela pourrait avoir.

J’ai énormément aimé les messages qui sont portés par l’auteure qui traite l’adolescence et tous les questionnements qui entourent un autre phénomène auquel nous devons tous faire face.

On remarque un roman qui est très bien construit et très bien écrit, les chapitres ont constitué des page-turner car l’intrigue est également bien construite. Je n’ai pas envie de vous en dire trop de peur de vous gâcher la découverte du roman, car j’ai envie que vous le découvriez comme moi !

Le personnage de Maxine est attachant et j’aime beaucoup son raisonnement qui n’est pas insupportable et montre une adolescente censée.

[INTERVIEW DE L’AUTEURE]
1) Depuis combien de temps as-tu Le Projet Vanility en tête ?

Cela fait très longtemps que l’idée du Projet Vanility a germé dans ma tête. En réalité, elle est le fruit d’un rêve que j’ai fait lorsque j’avais 15 ans (j’en ai presque 32 maintenant… c’est dire si l’eau a coulé sous les ponts !!!) Les personnages principaux me sont apparus tels qu’ils existent dans le livre, Maxine et Lee en tête ! J’ai bien sûr étoffé leurs histoires personnelles avec le temps, mais ces deux Porteurs complémentaires existent depuis le commencement, ils sont même les piliers de mon univers.

2) La construction du roman fut elle laborieuse ?

Oui et non !

Oui, car je voulais que mon univers soit le plus crédible possible. Il a donc fallu que je cherche, fouille, creuse, anticipe pour créer cet univers en 2220 où les Porteurs ont une place à la fois centrale et controversée. Je voulais que l’on ait pu légiférer à leur sujet, que l’on ait eu le temps de les aduler, puis de les craindre, pour que le monde dans lequel Maxine arrive soit tel qu’il est dans le livre. Si le tome 1 aborde la situation controversée des Porteurs, les tomes suivants vont s’enfoncer au plus profond de cet univers en fureur pour permettre d’en découvrir des pans jusque-là insoupçonnés. J’ai d’ailleurs très hâte que les lecteurs puissent en apprendre davantage à ce sujet !

Non, car l’histoire a été simple à écrire. Je l’ai toujours eue en tête comme un fil rouge. Dès les premières lignes du tome 1, je savais comment finirait l’histoire. J’ai aimé et porté mes personnages comme s’ils étaient de vraies personnes. Ils ont fini par réellement exister pour moi, si bien que parfois je m’exclamais un « Ah ! C’est tout à fait ce que ferait/dirait untel ! »

3) Le roman dystopique est-il un genre de prédilection ?

Je ne pense pas avoir un genre de prédilection – mon tout premier roman était une romance, d’ailleurs – mais ce que j’aime particulièrement, c’est écrire sur des personnages qui se battent pour un monde meilleur. Quoi de mieux qu’un monde dystopique pour mener ce genre de combat ? Placer mes personnages dans un futur créé par une humanité ayant fait de mauvais choix me plaît. Je suis d’ailleurs en train de travailler sur mon nouveau roman qui se passe, lui aussi, dans un futur chaotique. Peut-être que je suis un auteur de dystopie sans le faire exprès, en fait !

4) As-tu un roman qui t’a réellement inspirée pour écrire cette série ?

La saga qui a eu un impact sur ma vie tout entière est sans l’ombre d’un doute l’œuvre de JK Rowling. J’ai grandi avec Harry Potter, comme beaucoup d’adolescents de mon âge, attendant la sortie des tomes suivants en ayant relu des dizaines de fois les tomes précédents. J’avais à peu près l’âge du trio de sorciers quand les livres sortaient, ce qui rendait l’expérience encore plus profonde au niveau de l’identification. Je pense que je suis imprégnée d’Harry Potter jusqu’à la moelle et cela se retrouve dans Le Projet Vanility via de nombreux clins d’œil. JK Rowling m’a appris à aimer donner des détails insignifiants pour rendre une scène géniale. Qui cela intéresse de savoir que Harry recrache du jus de citrouille par le nez lorsqu’il croise le regard de son crush, Cho Chang ? MOI ! Et c’est pour ça que régulièrement on peut lire ce genre d’informations tout à fait inutiles, mais que j’adore disséminer dans mes écrits.

5) Comment pourrais-tu décrire le personnage de Maxine ?

Maxine est très singulière, il me semble. Prétrie de bonnes intentions, elle réussit à progresser dans sa vie compliquée grâce à son entêtement et son sens de la justice. Ce que j’aime chez elle, c’est qu’elle ne souffre pas de ce qu’on appelle le « syndrome de Bella » (cf saga Twilight). Les gens ne l’aiment pas parce qu’elle est l’héroïne de l’histoire et que le scénario l’a dit, mais bien parce qu’ils l’ont choisie pour ses qualités humaines.

A contrario, d’autres la détestent parce qu’elle a aussi des défauts. Son côté « plouque » sortie de nulle part agace beaucoup Gabriella et, d’une certaine manière, je crois que je la comprends un peu !

6) Tu réalises toi-même tes couvertures ? Pourquoi ne pas avoir fait du Projet Vanility un roman graphique ?

J’adore dessiner. C’est une vraie passion et je suis super contente du rendu de mes couvertures (tomes 1 et 2), mais je ne pense pas être capable de mener à bien un projet de la taille d’un roman graphique. Mon « truc », c’est vraiment l’écriture. Plein de mots partout partout !!!

7) Les problèmes que rencontre Maxine sur l’intégration par exemple sont-ils des thèmes importants pour toi qu’il faut expliquer (les grands questionnements de l’adolescence, le passage de l’adolescence à la vie adulte) ?

Il me semble évident que l’adolescence est une vraie sale période qu’il faut dépasser. J’ai personnellement un souvenir désagréable de ma propre adolescence et je suis convaincue que les questionnements qui obsèdent les ados méritent d’être traitées, qu’importe l’univers dans lequel on se trouve. En revanche, je pense que Le Projet Vanility, bien qu’estampillé « young adult », s’adresse également aux adultes. Les problèmes que rencontre cette société (la discrimination, la peur de l’autre, l’oppression d’une minorité) sont des thèmes que l’on retrouve sans cesse dans l’Histoire de l’humanité. Si Le Projet Vanility nous montre des Porteurs rejetés et attaqués, rien ne nous empêche de faire le parallèle avec notre monde actuel. Il suffit de remplacer le mot « Porteur » par un autre pour retrouver les bons vieux schémas qui agitent les Hommes depuis la nuit des temps.

8) Ton métier d’institutrice a-t-il aidé à construire les personnages ou trouves-tu une inspiration ailleurs ?

La plupart de mes personnages se sont créés seuls. Ils avaient leur existence propre (dans ma tête) et m’ont rendu la tâche facile. J’utilise rarement de vraies personnes pour créer un personnage et, si c’est le cas, ça ne sera jamais pour un personnage que j’aime. J’aurais plutôt tendance à me venger de quelqu’un en le collant comme un stupide quidam en clin d’œil un peu ironique. Je cloisonne beaucoup mon métier d’enseignante et celui d’auteur. Ce sont deux vies qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

9) Cette vision de Paris correspond-elle à la vision d’un futur proche ou plutôt lointain ?

J’ai imaginé ce Paris en essayant de projeter dessus nos attentes pour le futur. La ville est très axée sur l’écologie. J’ai pensé ce monde en supposant que l’on réussira à solutionner nos problèmes de stockage d’énergie et de déplacement (transports, logements) et que celles utilisées sont toutes des énergies propres. La planète semble aller mieux en 2220, ce qui est ma petite touche d’optimisme !

10) Comment t’es venue l’idée des Porteurs ?

Je voulais créer pour cette histoire des êtres aussi bien fascinants que terrifiants. Le concept de Porteurs m’est apparu également dans le rêve – je n’ai donc pas eu à me creuser beaucoup la tête – mais ce qui comptait pour moi, c’était de faire d’eux des êtres fragiles malgré leur grande force. Il fallait qu’ils soient reconnaissables facilement, d’où l’apparition de leurs yeux dorés. Ce qui était aussi très important, c’était de créer des personnes « normales ». Certains Porteurs ont des Capacités totalement inutiles, voire même handicapantes dans leur vie de tous les jours. Les Porteurs ne sont pas faits pour être des surhommes. Ils n’ont pas tous des Capacités géniales qui font d’eux des héros et je trouvais important de rappeler qu’ils n’étaient finalement pas bien différents des Naturels, c’est-à-dire de nous.

Merci de nous avoir lu ! et n’hésitez pas ! FONCEZ !!

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